Lauréats 2016 - La Terre en partage
Catégorie Vision - 1er Prix

La Terre en partage

Catégorie Vision - 1er prix
(7 000 € + 6 mois d’accompagnement expert)

La Terre en partage

Le coeur du projet :
l’échange et l’activité
Son ambition :
démontrer l’enrichissement apporté par la présence des migrants

Le concept

Comment se loger, travailler et vivre dans la dignité quand on est demandeur d’asile ? La Terre en partage se crée pour mettre à profit la longue attente du statut de réfugié, par la formation professionnelle, l’apprentissage de la langue, mais aussi la multiplication des contacts et les échanges entre les demandeurs d’asile et la population locale.

Le domaine

La Terre en partage touche à divers domaines d’activités : l’agriculture (maraîchage biologique), la formation (enseignement du français et alphabétisation des migrants ; formation professionnelle et orientation), le logement (hébergement des migrants), et l’échange social.

La solution apportée

Saint-Just-le-Martel est une commune rurale de 2 400 habitants, située près de Limoges (et donc proche de services sociaux et administratifs). C’est là que Clémence, Boris et leur petit garçon vont s’installer, proposant un logement et du travail à une vingtaine de demandeurs d’asile. À travers la création de la ferme, La Terre en partage propose des solutions innovantes face à diverses problématiques.

Travail et formation pour les demandeurs d’asile
Tous les résidents participent à l’activité économique de la ferme. Pour donner un cadre formel à cette activité de maraîchage, les fondateurs du projet demanderont l’agrément OACAS (organisme d’accueil communautaire et d’activité solidaire), afin d’indemniser les résidents et de commercialiser la production.

Sport et culture
Français et migrants ont croisé leurs idées, développant les échanges culturels : ateliers de cuisine avec les légumes produits, lancement d’une équipe de cricket (sport très populaire en Afghanistan), soirées musicales françaises, soudanaises, afghanes…
La Terre en partage apporte en outre son concours face au manque de solutions d’hébergement, à la répartition inadéquate des migrants sur le territoire, ou face au peu de contacts développés entre les migrants et les « locaux ».

Accès à la langue et insertion sociale
Des cours de langue et de culture française sont prévus pendant le séjour, ainsi que des activités permettant les rencontres et la construction d’un lien avec la population locale.

Le développement du projet

L’année 2017 sera consacrée à la préparation : dépôt des statuts, signature de partenariats, développement des relations avec les habitants, le maire et les associations de proximité, défrichage et préparation des terres à cultiver, achat du matériel agricole… Ce projet constitue une expérimentation pour un possible essaimage à l’échelle nationale.
À partir de début 2018, l’arrivée des premiers résidents demandeurs d’asile permettra le développement de deux sources de revenus : subventions publiques et vente des légumes.

Les lauréats du Prix Fondation Cognacq-Jay 2016